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NATURE FUTURE - Jeune photographie européenne

9. 5. - 28. 8.
Kampa Parc, Malá Strana, Praha 1
Gratuit

Dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, l’Ambassade de France en République tchèque et l’Institut français de Prague, en partenariat avec onze centres culturels européens membres d’EUNIC Prague et l’entreprise Veolia, présentent "NATURE FUTURE – jeune photographie européenne" sous le commissariat français du Collectif Fetart. Elle présentera le travail de 14 jeunes photographes européens, qui, avec un regard juste, contemporain, poétique, parfois humoristique, analysent la crise majeure environnementale qui frappe la planète.

L’exposition sera inaugurée le 9 mai, Journée de l’Europe, à 17h30 en présence des artistes et des commissaires d’expositions qui accueilleront le public dès 15h. Elle sera présentée jusqu’au 28 août 2022, dans l’espace public au parc Kampa.

Avec les œuvres de : Margaux Senlis (France), Ruben Martin de Lucas (Espagne), Daniel Szalai (Hongrie), Ioana Cirlig (Roumanie), Ada Zielińska (Pologne), Léontina Berková (Slovaquie), Tomáš Hrůza et Andrea Průchová Hrůzová (République tchèque), Marina Caneve (Italie), Jana Hartmann (Allemagne), Maria Oliveira (Portugal), Markus Guschelbauer (Autriche), Inka & Niclas (Suède).

Aussi, plusieurs rencontres, réunissant les artistes exposés sur les thèmes de l’engagement artistique, le dialogue art et urgence climatique, ont été organisées pour le public en marge de l’exposition. 3 évènements gratuits

 


Un volet participatif invite le public à poster sur Instagram une photo marquant leur engagement écologique en photographiant ce qui illustre pour eux le futur de la nature. Pour participer, postez la photo en story et taguez le compte de l’Institut français de Prague @francouzskyinstitut ainsi que le hashtag #NATUREFUTURE. A l'issue de l’exposition, un tirage au sort désignera 10 gagnants qui remporteront un tirage signé de l’artiste française Margaux Senlis.

Retrouvez le réglement du concours ici
 


L’exposition bénéficie du patronage de la Mairie de Prague 1 et du soutien de EUNIC Global, de l'Institut Français, de EUNIC Prague et de l’entreprise Veolia.

Ce projet est le bénéficiaire d'une subvention du EUNIC Cluster Fund avec un financement spécial dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne. EUNIC - European Union National Institutes for Culture - est le réseau européen d'instituts et d'organisations culturelles nationales, avec 36 membres de tous les États membres de l'UE et des pays associés. Le cluster EUNIC Prague vise à promouvoir un sentiment d’appartenance européenne à travers une culture inclusive tournée vers les enjeux d’aujourd’hui. Les centres partenaires du projet sont l’Institut Cervantes de Prague, l'Institut Liszt, le Centre culturel Roumain, l’Institut Polonais de Prague, l’Institut slovaque de Prague, les Centres Tchèques, l’Institut culturel italien de Prague, l’Ambassade de Suède, le Goethe-Institut, l’Institut Camoes et Forum culturel autrichien Rakouské.
 

    

FRANCE : Margaux Senlis

Margaux Senlis, série Propolis, 2018-2021

Au printemps 2018, Margaux Senlis rencontre Martin, un apiculteur du sud de la France. Il vient alors tout juste de perdre 70% de ses ruches et en 40 années de métier, il n’a jamais vu ça. Entre passion, peur et colère face à la mortalité des abeilles, Margaux Senlis crée le projet Propolis, un travail qui rend hommage à l'apiculture tout en témoignant de l'effondrement des colonies d’abeilles.
Depuis 2018, l'artiste a rencontré une vingtaine d’autres apiculteurs et apicultrices, jeunes ou moins jeunes, en ville et en campagne, dont les exploitations s'étendent de 1 à 1500 ruches. Même si les causes sont différentes (monoculture, pesticides, maladies...) et que les chiffres varient, les abeilles meurent, et de plus en plus.

France / Née en 1995 / Vit et travaille à Arles
Margaux Senlis est diplômée de l’école des Gobelins à Paris et de l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles. Son travail est rythmé entre la commande et une pratique personnelle artistique très engagée.

 

© Margaux Senlis, Sans titre, issue de la série Propolis, Cavalaire, 2018-2021

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Tomáš Hrůza & Andrea Průchová Hrůzová

Tomáš Hrůza & Andrea Průchová Hrůzová, série We Have Never Been Earth, 2018

La série We Have Never Been Earth s’intéresse à l’ensemble des phénomènes autour de la notion d'apocalypse. On étudie ici les catastrophes naturelles et la façon dont elles sont présentées dans les médias et le cinéma ; la relation durable entre être humain et nature ; la place de l'Homme sur terre à travers le mysticisme et les enseignements secrets ; mais aussi la manière dont l’imagination est bridée lorsque l’Homme est confronté de manière excessive à la technologie et à la bureaucratisation dans notre société contemporaine.

République Tchèque / Né en 1979 et née en 1987 / Vivent et travaillent à Prague et à Miřenice
Le travail de Tomáš Hrůza est une réflexion poétique autour de la nature et les motifs qu’elle inspire.
Andrea Průchová Hrůzová est chercheuse, écrivaine, conférencière universitaire et traductrice. Elle est l'une des fondatrices de la plateforme de recherche visuelle Fresh Eye et travaille dans le domaine des arts visuels.
 

© Tomáš Hrůza, Untitled, from the series We Have Never Been Earth, 2018

ALLEMAGNE : Jana Hartmann

Jana Hartmann, Série Die Tür ins meer (the door into the sea), 2017 - ongoing

Dans son projet Die Tür ins meer (la Porte vers la mer), Jana Hartmann explore la manière dont on utilise les trompe-l'œil illustrant la nature dans des espaces publics urbains. Souhaite-t-on uniquement ici cacher un mur abîmé ou une palissade ? Ou s’agit-il tout simplement de faire entrer un peu de nature dans un environnement urbain anthropogène ? Dans un monde où les images façonnent de plus en plus notre perception, ces représentations en trompe-l'œil sont peut-être le signe avant-coureur que la virtualité va peu à peu supplanter la réalité de nos vies, rendant ainsi potentiellement obsolète la préservation de la « véritable » nature.

Allemagne / Née en 1971 / Travaille à Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Jana Hartmann s'est formée aux arts visuels à la Cranbrook Art Academy, Bloomfield, aux États-Unis. Son travail porte sur l'exploration de la relation ambivalente entre l'Homme et la nature. Si son principal médium est la photographie, elle l’associe fréquemment avec la vidéo, la performance et la sculpture.

 

© Jana Hartmann, Die Tür ins meer

ESPAGNE : Rubén Martín de Lucas

Rubén Martín de Lucas, série Iceberg Nations, 2018

En juin 2018, Rubén Martín de Lucas, accompagné de son équipe et d’un vidéaste, s’est rendu dans le sud du Groenland pour occuper douze icebergs, y planter un drapeau et les revendiquer comme de nouvelles nations constituées de glaces millénaires et condamnées à se diluer dans l’océan en quelques jours. L'artiste questionne ici la nature abstraite du concept de nation et de territoire, à travers la fragilité de la glace des icebergs qui se détache chaque jour un peu plus de la banquise arctique.

Espagne / Né en 1977 / Vit et travaille à Madrid
Rubén Martín de Lucas est diplômé en ingénierie civile et est l’un des 5 cofondateurs de Boa Mistura, un collectif d’art urbain avec lequel il a travaillé à travers le monde. En janvier 2015, il commence une carrière solo, concentrant son travail sur les relations entre l’humain et le territoire. Photographie, vidéo, actions sur le paysage et peinture sont des médias communs dans son langage artistique.
 

© Ruben Martin de Lucas, Iceberg Nation VI, from series Iceberg Nations, 2018

HONGRIE : Daniel Szalai

Daniel Szalai, série Novogen, 2017-2018

Novogen est le nom d’une race de poules génétiquement modifiées afin de pondre des œufs uniquement destinés à la production de vaccins et de divers médicaments. En s'intéressant à l’élevage des poules Novogen et à leur rôle dans l'industrie pharmaceutique, Daniel Szalai soulève des questions essentielles autour de la relation des humains à la nature et à la technologie. Il nous alerte également sur le lourd prix écologique à payer dans le but unique de préserver la santé et la longévité de notre espèce. Le poulet devient alors la métaphore d’un capitalisme outrancier où nos existences sont réduites à la notion de marchandise.

Hongrie / Né en 1991 / Vit et travaille à Budapest
Daniel Szalai s’intéresse aux relations entre l'Homme et l'animal et aux anomalies sociétales, politiques et économiques auxquelles elles renvoient. Daniel est membre du collectif Carte Blanche, de l'association Studio of Young Artists et du Studio of Young Photographers, en Hongrie.
 

© Daniel Szalai: Hen 4310, 2017. from the series Novogen

 

ROUMANIE : Ioana Cîrlig

Ioana Cîrlig, série Accept all happiness from me, 2018 - on going

Accept all happiness from me est une exploration continue de la flore à l'ère de l’anthropocène, une époque où l'activité humaine abîme chaque jour un peu plus la planète, où nos déchets sont les nouveaux reliefs de nos paysages et où la nature est considérée comme une ressource à exploiter jusqu'à épuisement. Cette série est également un voyage personnel à travers des paysages sauvages et des jardins botaniques parfois agrémenté de rencontres avec des personnes impliquées dans la protection et la compréhension des incroyables trésors de notre biosphère.

Roumanie / Née en 1987 / Vit et travaille en Roumanie
La démarche de Ioana Cîrlig s’articule autour de la relation entre l'Homme et son environnement. En 2015, elle est co-auteure de l’ouvrage Post-Industrial Stories. En 2016, elle cofonde The Romanian Center for Documentary Photography, un collectif dédié aux expositions et à la publication de fanzines et de livres de photographie.

© Ioana Cîrlig, Happiness

ITALIE : Marina Caneve

Marina Caneve, série Bridges are Beautiful, 2015 - ongoing

Bridges are Beautiful est un projet de recherche visuelle développé autour du réseau Natura 2000 dans le but d’étudier la place de l'être humain dans la nature. Ce réseau est constitué d’une série de corridors écologiques promus par l'Union européenne, créés afin de préserver la biodiversité. Il s'agit d'un système de communication transnational qui va au-delà des politiques frontalières de chaque état privilégiant ainsi la logique écologique. Les ponts font partie des infrastructures majeures du réseau, car ils permettent aux animaux   de franchir sans danger les barrières créées par l’Homme, telles que les routes et les autoroutes. Ce réseau est délimité par des clôtures, et des caméras de sécurité suivent les mouvements de la faune, remettant ainsi en question l’idée d’une véritable liberté de déplacement des animaux. Marina Caneve explore ainsi les tensions qui émergent du pouvoir que l'être humain tente d'exercer sur la nature.

Italie / Née en 1988 / Vit et travaille en Italie
Marina Caneve explore la manière dont nos savoirs sont façonnés à travers une approche multidisciplinaire et s'intéresse principalement aux notions de connaissance et de vulnérabilité. En 2020, elle est sélectionnée pour la plateforme FUTURES et entre dans l'agence MAPS. Elle est également la cofondatrice de CALAMITA/À.

© Marina Caneve, Bridges are Beautiful, 2015

PORTUGAL : Maria Oliveira

Maria Oliveira, série To Wander the Sea, 2020

Cette série a été réalisée dans les salines de Figueira da Foz au Portugal. Ce lieu est le fruit d’un héritage ancestral, celui des hommes qui l’ont créé il y a plusieurs siècles et qui ont appris à lire et façonner la nature, à utiliser la mer, les marées et les cycles lunaires. Celui qui récolte le sel doit s’adapter à la météo, savoir jouer avec le hasard car le sel est aussi précieux que capricieux. Lorsque le saulnier part pour la nuit, il ne sait jamais vraiment comment il trouvera son sel au matin…
Maria Oliveira pose un regard poétique sur cet élément instable dont l’aspect évolue d’un moment à l’autre, d’une lune à l’autre, mais qui a perduré pendant des millénaires en ce lieu et qui est intimement lié à l'histoire de l'humanité.

Portugal / Née en 1982 / Vit à Porto
Maria Oliveira travaille autour de la coexistence de l’Homme et de la nature. Son travail ne veut pas documenter, mais plutôt proposer une approche poétique, entre visible et invisible, entre réalité, mémoire et imagination. Entre 2016 et 2017, elle a été en résidence pour Ci.CLO Platform of Photography à Porto.
Cette série a été développée dans le cadre de la résidence Sustentar Project.
 

© Maria Oliveira, To Wander the Sea, 2020

SLOVAQUIE : Leontína Berková

Leontína Berková, série Golden Ratio, 2020

Dans sa série Golden Ratio, telle une métaphore du jardin du paradis, Leontína Berková utilise le verger familial centenaire que ses ancêtres ont cultivé en tant que témoin de l'arrivée et du départ de nouvelles espèces sur un territoire délimité. La figure de la pomme représentant symboliquement pour elle, l’endroit où tout a commencé.
Une nouvelle espèce met des centaines d'années à se développer de manière naturelle, tandis que les Hommes peuvent non seulement en accélérer l'évolution, mais aussi la contrôler. La pratique de l’artiste devient alors elle-même une plateforme de création, contrôlée selon ses propres règles et ses méthodes de recherche non scientifiques.

Slovaquie / Née en 1992 en Tchécoslovaquie / Vit et travaille à Bratislava
Leontína Berková est diplômée de l'école des Beaux-Arts et du Design de Bratislava (AFAD), et mène des recherches sur le médium photographique. Elle explore les manières de représenter la réalité spatiale et matérielle à travers un support bidimensionnel. L'artiste s'intéresse particulièrement à l'écologie et à la consommation qui, en tant que concept, est une des spécificités de l'Homme.
 

© Leontína Berkova, Golden Cuts, 2020

POLOGNE : Ada Zielińska

Ada Zielińska, série Works from multiple projects, 2018-2021

Ada Zielińska pratique l’auto-thérapie à travers la photographie. Entre excitation et soulagement, elle aime mettre en scène des situations dangereuses ; peut-être une façon pour elle de dompter les dysfonctionnements de notre société ? L'artiste expose son désir de destruction, raconte l'absurdité de la consommation ou aborde les effets néfastes de la mondialisation sur le tourisme contemporain en voyageant sur des sites touchés par des catastrophes naturelles. Le constat est souvent amer ! De nos jours, il semble plus simple pour l'Homme moderne d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme...

Pologne / Née en 1989 / Vit et travaille à Varsovie
Diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie, Ada Zielińska utilise la photographie et l'installation. Elle explore l'idée de la destruction et documente les catastrophes écologiques qui l'entourent, en se confrontant à la désintégration matérielle.

 

© Ada Zielińska, Works from multiples series, 2018-2021

AUTRICHE : Markus Guschelbauer

Markus Guschelbauer, série Tree Works, 2011-2018

Dans ses installations, Markus Guschelbauer crée des espaces physiques à l’aide de divers matériaux permettant d’extraire ses sujets, ici les arbres, de leur environnement naturel. Cimes et racines sont coupées. L'arrière-plan naturel disparaît. Arbres et troncs deviennent alors de simples artefacts dont seules les ombres des branches extérieures rappellent leur ancien état naturel. La nature est ici isolée et ramenée à une représentation formelle faisant référence à la peinture abstraite, voire même au photomontage.
Le processus artistique de l'artiste commence par une installation in-situ, et se poursuit par une série de photographies argentiques puis la réalisation d’une série de tirages.

Autriche / Né en 1974 / Vit et travaille à Vienne
Markus Guschelbauer est diplômé en photographie de l'Université des arts appliqués de Vienne. La photographie, la vidéo et les installations in-situ sont au cœur de sa pratique. Ses thèmes de prédilection sont le paysage et sa représentation dans les Beaux-Arts ainsi que la nature.


© Markus Guschelbauer, Bildrecht, Peach

SUÈDE : Inka & Niclas

Inka & Niclas, série 4K Ultra HD, 2020-2022

La série 4K Ultra HD questionne la manière dont nous consommons le paysage à travers nos objectifs photographiques et nos écrans. L’image contemporaine que nous nous faisons du paysage et de la nature s’est construite à travers le flux d'images ininterrompu de nos écrans.
Ce travail explore les effets psychologiques des phénomènes et paysages naturels sur les Hommes. Leurs représentations nous parviennent à travers nos écrans dans un afflux quasi automatisé. Tel un rituel contemporain, Inka & Niclas tentent d'appréhender les mécanismes complexes qui confèrent ce caractère sacré aux panoramas.

Suède / Née en 1985 et né en 1984 / Vivent et travaillent à Stockholm
Inka & Niclas est un duo d'artistes depuis 2007. La matérialité de la photographie est cruciale dans leur pratique, qui questionne la perception contemporaine de la nature et le lien entre médium photographique et stylisation du paysage. Ils ont reçu en 2021, le prix EMOP Arendt et sont représentés par la galerie Dorothée Nilsson à Berlin.

 

© Inka & Niclas, 4K Ultra HD, 2020-2022

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