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Solo pour le Roi

Solo pour le Roi


Trois générations de grands clavecinistes de la cour : Jacques Champion de Chambonnières, Jean-Henry D’Anglebert, François Couperin

La 18e édition du Festival d’été de musique ancienne est consacrée à Versailles, siège des rois de France à la fin du XVIIe et pendant le XVIIIe siècle, et qui fut aussi le principal centre de la vie musicale en France.

Le concert d'ouverture du festival, intitulé Le Roi des cieux (11/7 à l’église Saint Simon et Juda), est consacré aux œuvres composées sous le règne du créateur du château de Versailles, Louis XIV, pour la magnifique Chapelle royale. Il s’agit de grands motets de Michel-Richard de Lalande, qui seront joués, sous la baguette d’Olivier Schneebeli, par un quatuor de solistes internationaux et les chœurs du Centre de musique baroque de Versailles « Les Pages » et « Les Chantres », accompagnés par l’orchestre Collegium Marianum.

Les célébrations pour le Roi Soleil en clôture du festival permettront d’entendre les plus beaux airs d’opéra et des suites tirées de ballets créés pour Louis XIV et composées par Jean-Baptiste Lully, André Campra et André Cardinal Destouches. Le concert, qui sera donné le 7 août 2017 dans la salle Dvořák du Rudolfinum, est exceptionnel car l’orchestre du Collegium Marianum jouera sur des copies des instruments du célèbre orchestre de la cour, les « Vingt-quatre Violons du roi ». La soliste de la soirée sera la soprano Jodie Devos.

20. 7. Solo pour le Roi
C’était une époque en or, baignée par le soleil, où le clavecin résonnait aux portes des chambres du roi. Or, c’est précisément avec un clavecin que le passionné Français Jean Rondeau nous invite, grâce à l’agilité et à la douceur de ses doigts, à pénétrer dans les salles royales où des musiciens aussi célèbres que Jean-Henri d’Anglebert, François Couperin ou encore Joseph-Nicolas-Pancrace Royer firent résonner leurs instruments. « Le bon vieux temps », pourrait-on dire : oui, mais la musique ne vieillit pas et elle est aujourd’hui toujours aussi belle ; à l’instar du paon qui, sur les fresques des plafonds de la salle de Thérèse du Couvent de Břevnov, reprend vie encore et encore devant les yeux ébahis de l’ermite Gunther…